Pacific Rim

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses, les « Kaiju », ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années.

Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les « Jaegers », contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie. Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau et une jeune femme en cours d’entraînement qui font équipe pour manœuvrer un Jaeger légendaire, quoique d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Pacif Rim est le bébé de Guillermo Del Toro. Le réalisateur est devenu une nouvelle icône de la culture geek via ses adaptations de Blade, et Hellboy, et dans la création d’univers et de créatures fantastiques. Pourtant au yeux du grand public, il parait encore peu connu, Pacific Rim est le film qui a su le faire découvrir a bon nombre de spectateurs.

Déjà il y a plusieurs mois, la seule évocation de Pacific Rim et de Guillermo Del Toro suffisait à exciter au plus haut point nombre des cinéphiles friands de ce genre de film. Alors, en ce mercredi 17 juillet, date du tres attendu blockbuster, fans de Del Toro, fans de Mechas, fans de tous et de rien etait présent dans les salles obscures…En opposant aux bestioles venues des flots des robots géants pilotés par des humains, le Mexicain Guillermo del Toro, maître du conte fantastique et psychanalytique (Le Labyrinthe de Pan), réunit à l’écran deux sous-genres de la science-fiction japonaise.

Les 5 dernieres années était longues pour un fanboy, mais avec Pacific rim on les oublies en l’espace de quelques secondes. Quelque secondes qui plonge le spectateur dans un deluge d’éffets spéciaux propres, tres propres. Éblouis, nous le sommes dès l’introduction avec un premier accrochage entre un Kaiju et le Jaeger de Raleigh Beckett (héros américain de type caucasien lambda interprété par Charlie Hunnam, connu pour son rôle dans Sons of Anarchy) et son frère Yancy (campé par Diego Klattenhoff de Homeland).

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Sous une pluie battante, au beau milieu de l’océan, les deux colosses se rendent coup pour coup dans un déluge de feu, de métal et d’écumes, l’aura fluorescente du monstre, luisante contre l’armure du Jaeger.

Il est évidemment très facile de réduire le huitième long métrage de Guillermo del Toro à une simple « réadaptation » des Transformers de Michael Bay face au mythe Godzilla. Mais Mr Del Toro inspire a plus de complexité scénaristiquement parlant que bon nombres de ses collegues hollywoodien.

Et malgré un budget d’environ 200 millions de dollars, nous n’avons pas réelement devant nous un blockbusters, mais encore ici un comte, comme Mr Del Toro sait les faire. L’intrigue peut paraitre simpliste a ces premiers abords et pourtant, ont peut y voir un message écologique ( oui écologique ) sur le fait que les hommes ne respecte pas la nature, en rapport avec la couche d’ozone, la fonte des glaciers…Vous l’aurez compris, ont est face a du Del Toro, du BON Del Toro.

Mr Del Toro méritait bien une post-production à la hauteur pour ne pas apparaître comme une série B. Et les moyens ont été mis, Warner Bros ayant fait appel à la société ILM (Star Wars, Harry Potter, Transformers, Iron Man, Avengers) pour tous ses effets numériques. Le design des robots et des monstres, tous très différents les uns des autres, est également une franche réussite permettant de distinguer chacun des monstres, mécaniques ou biologiques. Enfin, la 3D, pourtant post-produite, vaut également le coup d’œil

Pacific Rim frappe par son actualité. Le Kaiju devient un objet d’expérimentation pour les scientifiques autant qu’une source de revenu pour les contrebandiers qui vendent leurs organes au marché noir. De même, le film ne se prive pas de dénoncer les gouvernements qui préfèrent la sécurité d’un mur géant au combat pour la liberté. Des thèmes forts, comparable a la chasse a la baleine ( imposant et majestueux monstre des mers, traqué pour sa rareté et ses Os , L’huile…) face au contrebandiers, mais aussi aux choix en temps de guerre.

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Quelques bonne idées semées ici et là comme la « Dérive », l’unique moyen de diriger les titans de métal que sont les Jaegers et qui consiste en une fusion parfois dangereuse des esprits (donc des souvenirs) des deux pilotes pour ne faire qu’un dans la tête géante du robot.

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La palme du meilleur acteur revient à Idris Elba, dans le rôle de Pentecost, originellement prévu pour Tom Cruise. Bluffant de sérieux, parfois touchant. il en vient meme a penser, qu’il est le héro du film. Nos deux pilotes du Gipsy Danger, Charlie Hunnam et Rinko Kikuchi bénéficie d’un traitement correcte, grace a des plan américain d’une tres grande qualité.

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La relation conflictuelle entre les docteurs Newton Geiszler (Charlie Day) et Hermann Gottlieb (Burn Gorman), deux spécialistes des Kaijus aux points de vue très divergents, parviennent à divertir le spectateur grace a des scènes droles, bien filmé et surtout écrite avec justesse. Ron Perlman campant le role de Hannibal Chau dispose d’un script qui lui convient, permettant a tous son talent de nous explosé a la figure ! Les pilotes de jaegers sont quand a eux convaincant, mais plus d’intérêt aurait été le bienvenue.

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La Bande son est plus que correcte, faisant référence au bande son des serie animé japonaise des années 90. Le Theme principal est quand a lui phénoménal. La bande originale de Pacific Rim est signée Ramin Djawadi. Le compositeur de Game Of Thrones et d’Iron Man a convoqué le génial Tom Morello de Rage Against The Machine pour qu’il pause quelques riffs sur sa musique. Le résultat sonne très nineties.

Pacific Rim ne redéfinit pas un genre, mais plusieurs à la fois. Nouvelle incarnation du blockbuster hollywoodien et du cinéma moderne, Pacific Rim vient de marquer de son empreinte le Genre SF. Del Toro trouve l’équilibre parfait entre action, émotion et comédie. Exigeant, désireux d’offrir au spectateur un spectacle de qualité, il se surpasse tant sa mise en scène frôle la perfection. En attente d’une suite, qui est deja dans les tuyaux du coté de Warner.

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Guillermo Del Toro n’a pas mis tout le monde d’accord et pourtant son film est bien plus profond qu’il n’y parait.

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  2. Je suis relativement d’accord avec tous les aspects positifs de ta chronique. Il s’agit d’un beau film aux effets spéciaux impressionnants avec un message derrière et des acteurs inspirés (j’ai adoré Idris Elba très charismatiques ainsi que les scientifiques). Malheureusement, j’ai trouvé le film un peu long et j’avoue avoir complètement décroché à la fin.

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