No Man’s Sky

Lors de l’annonce de No Man’s Sky, mon coeur se gorgea d’émotion, d’attentes et d’angoisses pour un titre qui laissait envisager le rêve de tout bon fan de Science-Fiction: l’exploration infinie d’un univers procédural. Mes yeux n’en croyaient pas ce qu’ils voyaient, mes oreilles ne voulaient entendre qu’encore plus cette symphonie qui semblait avoir été manuscrite à leur bon plaisir et uniquement à ces fins dans un édonisme qu’Asimov n’aurait pû mieux décrire.

Malheursement le titre risque de décevoir. Au meme titre que pour un World Of Warcraft, un Elite Dangerous et autre jeu de farm, les joueurs habitué au jeux courts, risque d’etre déçu.

Le jeu est conçu selon quatre angles : exploration, marchandisage, combat, et survie. L’accent est toutefois porté sur l’exploration, qui s’impose dès le départ comme un incontournable pour progresser. On doit trouver des ressources pour alimenter notre vaisseau, pour explorer davantage, pour accumuler d’autres ressources, et ainsi de suite.

En chemin, on rencontre des animaux de toute sorte, dangereux ou non, que l’on peut analyser (à la Metroid Prime) pour alimenter l’Atlas universel. Ce geste contribue progressivement à l’augmentation de notre niveau, qui permet par la suite d’accéder notamment à des zones réservées. Heureusement, si l’exploration occupe une bonne portion du jeu, quelqu’un de moindrement organisé pourra optimiser la gestion de ses ressources dans le but de pousser le jeu vers les autres angles.

Fondamentalement open world (ou devrait-on dire open universe), libre à vous de déterminer votre style de jeu. C’est par nos gestes que l’on agit à titre d’explorateur, de chasseur de primes, de marchand, de mineur, de pirate, etc. La perception que les NPC auront de vous peut varier au quart de tour, selon vos décisions volontaires ou vos simples gaffes.

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C’est pourquoi, à ce moment,  mais n’en déplaise à la passion, il fallait que la raison reprenne ses droits. C’est pourquoi l’attente, aussi assidû fusse-t-elle se mua en un scrupuleux dépouillage d’informations. La tâche se devait d’être Herculéenne, et pour cause, il était évident qu’il ne fallait pas se bercer d’illusions ni y voir dans ce jeu ce qu’il ne serait pas.

A ce titre, et au contraire de nombres d’âmes qui s’y fourvoyèrent, je n’ais jamais pris No Man’s Sky autrement que pour ce qu’il est : Un simulateur de ballade spatiale.

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Oui, ce titre n’est rien de plus, rien de moins, impérativement il ne faut y chercher ni expérience multi-joueur, ni réalisme à la Elite ou mégalomanie à la Star Citizen. Le jeu n’est rien de ceux là, il est sa propre identité, et rien qu’à sa propre existence le studio Hello Games réalise ici un tour de force dans la sphère vidéoludique.

Comparable à Spore, il serait également cavalier de n’y apercevoir qu’une démo technique vendue au prix fort. Il n’en est rien; bien entendu le générateur procédural impressionne, à juste titre, il est raisonnable de penser que No Man’s Sky saura faire office de « borne », de « valeur étalon » d’un nouveau genre de jeu qui clâme qu’il est dorénavant possible de simuler une aire de jeu qui ne sera jamais totalement dévoilée par les joueurs. A contrario d’un Spore, c’est plutôt à un Minecraft, dans l’esprit tout du moins, qu’il faudra l’y comparer.

Vous êtes largué dans l’univers, tout seul avec nues-mains et huile de coude, livré à sa seule personne devant l’infini qui le contemple. Un enchevêtrement complexe de craft en tout genre viendra ponctuer votre aventure afin de ne pas laisser l’oisiveté gangrénner le rythme du jeu; qui bien qu’un poil vexant au départ étant donnée la liliputie de votre inventaire, n’en sera que plus divertissant et gratifiant à mesure des nouvelles technologies acquises.

Vous serez donc amené à améliorer votre combinaison personnelle, votre vaisseau ainsi que votre « appareil multi-outil » sorte de couteau-suisse de l’espace qui à l’image d’un phaseur pourra tout aussi bien servir à récolter des ressources qu’à corriger les importuns et autres intriguants… Ceux-ci ne seront pas légions, mais demeureront présents sous formes de sentinelles qui veillent à la quiétude de la galaxie, tantôt garant de la vie d’une planète, tantôt agresseurs impitoyables sanctuarisant des lieux que l’on devine très vite riches en ressources en tout genre. Bien entendu il existe des PNJ, et ceux-là croiseront souvent votre route, à vous d’en faire des alliés ou des ennemis, à votre guise. Pillez tel un pirate, protéger, conserver sa neutralité, le choix vous appartient, mais si par hasard l’âme d’un pacifiste fédérateur sommeil en vous alors il vous sera nécessaire de comprendre le langage des autres races afin de communiquer avec eux.

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Le jeu se retrouve donc truffé de petites énigmes, « quêtes » annexes qui vous donnent le choix : explorer, combattre, comprendre, commercer. Libre à vous de jouer au naturaliste et d’aller répertorier toutes les créatures arpentant telle Lune, sonder les fonds marins de la Planète autour de laquelle elle gravite ou bien aller faire vœu de solitude sur un astre mort.
Nul besoin de vous dire que le titre se pare de multiples petites bizarreries et secrets à découvrir…

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Alors, certes la répétitivité dépendra uniquement de votre tolérance à la romance au sens aventurier du terme, car il serait de mauvaise foi d’arguer de la perfection de No Man’s Sky. Ce jeu est très loin d’être parfait, mais possède un potentiel perceptible et ouvert sur une myriade de concepts, à l’instar d’un Stellaris, qui bien que sensationnel, saurait être amélioré de moultes fonctionnalités.

Les développeurs travaillent déjà sur le concept de Base-Building qui sera intégré au titre dans les mois qui viennent, agrémentant d’un aspect sédentaire et durable votre expérience, faisant de votre planète, ce grain de sable qui vous est cher.

Pour ma part et afin d’étayer mes propos, voici une brève liste des aspects du jeu que j’espère voir évoluer dans le futur, qui mériteraient d’êtres approfondis ou tout simplement ajoutés; intrinsèquement cela détaillera ce qui ne me semble pas encore au point :

– Une plus grande richesse de biomes par planète avec des conditions climatiques adaptées.
– La mise en place d’une chaîne alimentaire basique mais cohérente.
– Possibilité de Base-Building ( construire des bases ).
– Possibilité de Ship-Building ( construire des vaisseaux ).
– Ajout de vaisseaux capitaux pilotables.
– Système de faction/guerre/territoires.
– De la vraie survie

Compte tenu de la façon dont le jeu est codé, ces fonctionnalités ne relèvent en rien de l’impossible ( de nombreux mod existe sur skyrim pour rajouter encore plus un aspect survie au soft) , gageons donc que le studio sache écouter sa communauté pour ses débuts dans le monde du triple A.

En espérant avoir pu servir à mes lecteurs de balise dans cet océan d’avis et de critiques, vous souhaitant bien entendu un très bon jeu et vous remerciant de m’avoir lu jusqu’au bout, et à bientôt sur le blog !

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